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ENERGIE DU PASSE : LE CAS DES VERRIERS


Jadis, le travail du verre ne pouvait exister sans l'énergie indispensable fournie par le bois. Ainsi, verreries et forêts formaient un couple obligatoire, avec les conséquences que l'on imagine: ce fut une cause non négligeable  de déforestation pendant des siècles, partout dans le monde où l'on produisait du verre. Ce métier difficile a laissé des traces aussi dans les patronymes: en France, de nombreuses familles s'appellent "Bouteiller", "Veyrrier", "Laverrière" etc.... L'excellent magazine "NOS ANCETRES" a consacré le numéro 25 - aujourd'hui introuvable - aux "Métiers de la lumière" qui nous sert de référence. Pour évoquer les vestiges d'un passé de labeur en forêt. Ainsi, Hubert  Gérardin, président de l'association Genverre, signe un article remarquable intitulé :


" Une verrerie forestière au début du 17ème siècle.

Au 17ème siècle, nos ancêtres maîtres verriers devaient d'abord construire leur outil de travail avant de pouvoir produire. Ainsi sont nées les verreries forestières.


...La recherche de combustible, principalement du hêtre, bois qui assurait une température élevée nécessaire au point de fusion du verre (entre 1400 et 1500° C) explique leur implantation en pleine forêt. La verrerie forestière restait implantée aussi longtemps qu'on pouvait y transporter du bois pour le chauffage du four, ensuite on s'en allait pour construire une autre verrerie dans une autre vallée...On construisait toujours les verreries dans les vallées. En effet, l'eau avait une importance capitale: elle servait à laver le sable pour l'épurer de ses oxydes, afin d'obtenir un verre bien blanc...les uns écrasaient des blocs de grès ramassés dans le lit de la paisible rivière, les autres fendaient du bois sans relâche... À Grünwald, pendant huit années ce fut la prospérité. La qualité du verre produit était reconnue supérieure en raison des cendres (le fondant) qui rendait le verre résistant à la corrosion...


Au 17ème siècle, l'existence des verreries a toujours été conditionnée à la capacité des forêts à assurer les besoins en bois. La prolifération des verreries forestières menaçant l'équilibre de la forêt, cette activité s'est déplacée de vallées en vallées. Chemin faisant, nombre de verriers et leurs familles émigrèrent d'un pays à l'autre, ce qui alimenta une véritable route européenne des verriers." (voir ci-dessous)


Dans ce même numéro de "Nos Ancêtres" consacré aux "Métiers de la lumière, verre, vitrail, cristal", Paul Delsalle signe un article intitulé :

« Quand les verriers dévoraient les forêts. »


...Nous sommes au temps de Louis XIV. L'Industrie de la verrerie connaît alors un grand développement grâce, notamment aux commandes royales.

 
CHAPITRE 2 - LES MÉTIERS
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Coupe, 17ème siècle, Liège ou Bruxelles. Musées Royaux d'Art et d'Histoire, section des Arts Décoratifs, Parc du Cinquantenaire, Bruxelles

© Vassil