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Dynaste hercule

Le Dynastes hercules hercules est l’un des plus grands coléoptères du globe – et l’un des plus élégants. Sur le plan taxonomique, il se rattache à la superfamille des Scarabaeoidea, famille des Scarabaeidae, sous-famille des Dynastinae, groupe d’hexapodes renfermant des milliers d’espèces répandues dans tous les continents. Si plusieurs sous-espèces d’hercules, reconnaissables à leur morphologie particulière, peuplent l’Amérique centrale et méridionale, celle de Guadeloupe et de Dominique - que l’on qualifie de « nominale » étant donné qu’elle fut la première décrite par son inventeur, Charles Linné, en 1758 - est la plus recherchée par les collectionneurs et les scientifiques.

Improprement nommé dans les îles françaises « scieur de long » par les autochtones à cause que le mâle exhibe en sa partie antérieure une sorte de pince - laquelle est formée de l’allongement du bord antérieur du pronotum et celui de la tête -, l’hercules peuple les forêts des hauts des deux îles. Bicolore, sa tête et son pronotum sont de couleur noire, tandis que les élytres sont jaune verdâtre piquetés de taches noires éparses et irrégulières. L’espèce présente un dimorphisme sexuel  accentué (photo) ; la femelle, bien plus petite que le mâle, est homochome et de couleur plus sombre, et, fait marquant, ne possède pas de « pince ».

La taille du mâle varie de quelque 5 à 17.5 cm, les individus les plus grands étant les plus rares. Son éthologie a été étudiée par plusieurs auteurs, dont le signataire. Et si l’on sait qu’il se nourrit abondamment de fruits en captivité, en dépit d’investigations menées in situ, on ignore quel est son régime alimentaire à l’état sauvage. Enfin, de récentes études génétiques ont été conduites qui mettent en évidence certaines de ses particularités.

De jour, l’hercules se tient dans la canopée, rendu quasiment invisible à cause de la hauteur de celle-ci mais aussi à cause de sa coloration propre – phénomène connu sous le nom d’homochromie. Les adultes ne volent que de nuit, les phases lunaires conditionnant le nombre des individus actifs. Ainsi, il a été observé que lors de la pleine lune, ce nombre atteint le chiffre le plus élevé. Par ailleurs, ces vols seraient destinés à l’accouplement.

Pour finir, il faut savoir que, depuis 1980, l’espèce est protégée en Guadeloupe. Les scientifiques intéressés par son étude doivent présenter leur projet au Parc national de Guadeloupe qui délivrera le permis de collecte éventuelle.

Fortuné Chalumeau

 
CHAPITRE 3 - BIODIVERSITÉ

La planche du mâle et de la femelle
est extraite du livre de A.E. BREHM « Merveilles de la Nature »
(édition française, 1882)