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LE PERROQUET EMBLÉMATIQUE DE SAINTE LUCIE


Lorsque les premiers navigateurs européens accostèrent aux îles de l'espace caraïbe, ils découvrirent une nature luxuriante, des reliefs splendides, des hommes étranges aux belles allures. Les forêts recouvraient ces îles, chacune possédait ses propres espèces animales (perroquets, colibris, insectes, etc...). Le littoral était riche en tout. Pas encore de cocotiers qui furent importés plus tard du Pacifique. Les hommes et les femmes de ces régions n'étaient ni bons ni méchants, ils étaient chez eux dans des paysages magnifiques encore exempts d'urbanisation incontrôlée. Ils avaient de l'or...

J'écris au passé.


La belle histoire du Perroquet de l'île de Sainte Lucie commence par un drame écologique : l'extinction presque totale de l'espèce. Pour des raisons locales plus ou moins connues, le perroquet, déjà très rare, ne subsistait plus que par quelques couples. Après son indépendance, en 1979, le Premier Ministre de Sainte Lucie, John Compton, conseillé par des naturalistes anglais, décida de sauver l'espèce très activement. Le projet fut confié à Gerald Durrell, fondateur de " Jersey Wildlife Preservation Trust " dans l'île Anglo-Normande de Jersey  .  (Jersey Zoo). Ainsi débuta le "St. Lucia Parrot Project ".

Il s'agissait de sauver Amazona versicolor, le populaire " Jacquot" comme on appelle les perroquets dans toute la Caraïbe. Le genre Amazona comporte 8 espèces aux Antilles dont 5 sont  endémiques, c'est à dire inféodées à une seule île. C'est le cas à la Dominique (Amazona imperialis et A. Arausiaca en voie de disparition...), à Saint Vincent (A. Guildinguii), à la Jamaïque (A. Agilis ). Les Antilles Françaises en possédaient, elles aussi, mais les espèces ont été très vites exterminées par excès de chasse.


Amazona versicolor

Ces perroquets trapus vivent en forêt, les plumages multicolores n'offrent aucune différence significative entre mâle et femelle, ils utilisent des trous d'arbres pour pondre 3 ou 4 œufs. Ils sont frugivores. On entend le matin leurs cris stridents sonores facilement reconnaissables.  La plupart de ces espèces présentent des signes de raréfaction, surtout par diminution de leurs habitats naturels. Ce sont des joyaux de la nature, ce sont des luxes.

Le sauvetage  de l'Amazona versicolor de Sainte Lucie débuta donc il y a environ une cinquantaine d'années par l'arrivée à Jersey du premier couple dans le but de réaliser une intense reproduction en captivité. Ces heureux perroquets furent donc priés de faire le nécessaire... en captivité surveillée et contrôlée par l'équipe du Dr. Durrel; en fait l'élevage nécessita 7 oisillons d'Amazona pris aux nids dans la nature tropicale. Lorsque la reproduction donna suffisamment de satisfaction aux éleveurs, le premier couple regagna les forets d'origine. Ensuite, il fallut acclimater les nouveaux à la nature de Sainte Lucie, ce qui demanda beaucoup de savoir faire local. Des équipes reçurent les formations ornithologiques adéquates, ce qui permit de relâcher dans la nature un certain nombre de perroquets avec succès.

Dès lors, une vaste campagne de protection de l'espèce débuta, notamment auprès des jeunes élèves dans les écoles. Des excursions de découverte marchèrent dans les forets en quête d'un aperçu furtif de l’oiseau. L'habitat de cet Amazona reste comme tous les perroquets de ce genre, la forêt tropicale humide, la plus sauvage possible. Dans toute la région centrale de Sainte Lucie et une partie de la côte se dressent des reliefs volcaniques couverts de grands arbres. Ces végétaux fournissent aussi la nourriture indispensable aux oiseaux qui ont dû apprendre à chercher et consommer leur alimentation naturelle. Dès que le programme de sauvetage fut accompli, le Gouvernement chargea le Département forestier de la protection et de l'étude  du perroquet in situ. Des équipes spécialement formées à cet effet furent déployées dans les lieux de vie de ces oiseaux, pour les compter, les observer, repérer les nids. Toute chasse fut prohibée. De vastes zones forestières devinrent officiellement réserves naturelles.

Enfin, tous les media de l'île chantèrent  les mérites de cette opération réussie, ce qui sensibilisa la population. On a pu voir des Amazona partout, sur les tee-shirt, les nappes brodées, les serviettes, les bus, les timbres, bref les touristes « achetèrent du perroquet » et l'animal fit preuve d'une belle visibilité...sauf dans la nature! En effet, il se dissimule parfaitement malgré ses couleurs vives, le rencontrer demande de longues randonnées en réserves forestières le matin de bonne heure ... et encore...pas sûr d'en voir un! Voilà pourquoi le seul couple de VIP (Very Important Parrot) visible en captivité niche au zoo ! A savoir que la capture est totalement interdite, la vente et la chasse lourdement punies.

A Sainte Lucie, aujourd'hui, le "jacquot" a retrouvé sa place dans l'ombre des forêts caraïbes. Un succès de ces remarquables bonnes volontés tant politiques que scientifiques, protecteurs de la nature, enseignants, guides, tous ceux à qui l'on doit une belle réussite. 

Amazona versicolor devint l'emblème de Sainte Lucie, emblème de renouveau, tel le Phénix qui ressort de ses cendres, de liberté et aussi emblème d'une nature  splendide qu'il ne faut -nulle part - détériorer. Que cette belle histoire serve d'exemple...


Felicio Rodriguez





RÉSERVE DU SURINAME


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PARC NATUREL DE GUADELOUPE




PARC NATUREL DE SARAWAK

Le Sarawak  est l'un des deux États de Malaisie orientale situés sur l'île de Bornéo.




Orang outang, Semenggok Forest Reserve, Sarawak


Nourrissage des orang outangs


 
CHAPITRE 5 - PROTECTION DES FORÊTS

Donald ANTHONY gardien

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