Notre Orient

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Il existe cependant un moyen simple et des plus agréables pour cultiver son jardin oriental. Je le préconise toujours à mes amis européens. Un conseil faisant toujours suite à une interrogation : « Avez-vous lu les Mille et une Nuits ? ».

A ma très grande surprise, parmi mes connaissances, dont des journalistes cultivés et curieux de tout, il en est très peu à avoir feuilleté cette œuvre majeure et essentielle de la littérature mondiale. Pourquoi cela ? Comment peut-on passer à côté de cette bible littéraire et universelle alors que l’on fait l’effort de se procurer les « prix Goncourt » successifs faisant l’affaire des marchands de soupe de l’édition ? Marketing toujours... 

Alors, un conseil d’ami : libérez-vous du marketing littéraire et, dans la foulée, du marketing culturel et politique en lisant les Mille et une Nuits. Vous trouverez dans cet ouvrage extraordinaire, en premier lieu, une jouissance inégalée de la lecture. Puis un plaisir inégalé aussi de dépaysement à travers les mots. « Les voyages de Sindbad le Marin », pour ne pas les nommer, comptent parmi les épisodes inoubliables des « Nuits ». Vous y découvrirez aussi une liberté de ton qui surprendra plus d’un Occidental ! Je ne vous en dis pas plus. 

Aller vers l’autre, tout est là. Et il arrive souvent que cet autre se trouve à deux pas de chez nous et qu’on ne le remarque pas. Il en est sans doute ainsi des rapports entre Orient et Occident. Comme pour les Mille et une Nuits.


Reza Afchar NADÉRI


(Une adresse poétique orientale et occidentale où voyager  en ligne : www.rezablog.com)

Bibliographie : « Les Mille et une Nuits », traduits par Joseph Charles Mardrus, ed. Robert Laffont, 2006, en deux volumes.

  1. 1.Page de titre de la 1ère édition de 1704
    par GALLAND

  2. 2.Illustration extraite de l’édition de 1838 :
    « Histoire du Prince Zeyn Alasman »

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